Mes priorités face à l’échec de Schengen

par Priscille

Cruelle ironie de l’histoire -mais qui s’en souvient?- c’est sur un bateau, le « M.S Princesse Marie-Astrid » que furent signés le 14 juin 1985 les accords Schengen. Alors que près de 140.000 migrants ont traversé la Méditerranée en 2015 et que près de 2000 d’entre eux y ont laissé la vie. Kos, Calais, la Macédoine: ce sont de sombres images qui auront accompagné cet été le 30e anniversaire de Schengen.

Il suffit de parcourir quelques villes de la péninsule italienne pour saisir parfaitement l’ampleur du désastre migratoire qui est en cours. Florence, Parme, Milan, Sienne changent de visage au quotidien. Le contraste est flagrant pour qui connaissait ses villes il y a encore quelques mois. Première terre d’abordage avec la Grèce, l’Italie voit ses rues transformées: familles regroupées au sein des parcs attendant un je ne sais quoi, vendeurs à la sauvette, mendiants à la pièce à la sortie de tous les supermarchés… ils arrivent du pourtour méditerranéen et d’Erythrée. Et poursuivront, comme ils l’affirment, leur périple à travers l’Europe.

L’Allemagne, la France, l’Italie et la Suède accueillent à elles seules deux-tiers des demandeurs d’asile de l’Union européenne. On estime à 111.000 le nombre des personnes entrées illégalement en Europe en juillet. Cela n’est pas fini. Les populations européennes sont exaspérées au quotidien. Les élus sont débordés par une situation non maîtrisable sur le terrain.

Pendant ce temps, à l’est, les pouvoirs publics érigent des murs tandis qu’à l’ouest nous nous contentons d’un agenda politique stérile parce que nos dirigeants européens semblent tétanisés par la crainte d’être débordés par les mouvements d’extrême droite.

Pourtant seule l’Europe réunie pourra apporter une réponse forte et cohérente. Pas celle des quotas. Pas celle des imprécisions et du chacun pour soi. Mais celle d’une définition claire de l’identité d’un continent qui doit faire les choix qui lui garantiront un avenir pour les trente prochaines années. Pour cela, encore faudrait-il que François Hollande, qui s’était montré si prompt à vouloir faire la guerre à la Syrie fasse preuve d’une pareille détermination à lutter contre les passeurs. Les visites ministérielles, les propos lénifiants et les promesses oiseuses ne sont d’aucune utilité face à la crise actuelle.

Ce dont ont besoin les élus locaux, les maires qui, comme à Calais, subissent de plein fouet les ratés de Schengen, c’est d’un soutien sans faille de l’Etat, d’une coopération des Préfets pour identifier et démanteler les réseaux de passeurs. A Mulhouse, à proximité de cette Allemagne qui s’attend à l’arrivée de 800.000 migrants cette année, nous avons posé les jalons de ce partenariat entre l’Etat et les collectivités face à l’afflux de migrants issus de l’Est et notamment du Kosovo. C’est une lutte incessante, usante, mais indispensable.

Il est temps aujourd’hui de se pencher sur les échecs de Schengen. Si ces accords ont véritablement été une source de prospérité pour l’Europe, la crise des migrants démontre les limites de son efficacité dans le contrôle des frontières extérieures. Je distingue trois priorités:

1. Réévaluer le droit d’asile, trop souvent détourné pour établir une distinction claire entre les personnes qui relèvent du statut de réfugié et les migrants économiques irréguliers;

2. Privilégier les accords de réadmission pour permettre aux migrants de retourner dans leur pays sans crainte de persécution;

3. Accélérer l’harmonisation des politiques d’immigration au niveau européen pour offrir un front uni et diffuser un message clair de tolérance zéro face à l’immigration clandestine.

Renégocier Schengen, ce serait aujourd’hui faire preuve de réalisme et de volontarisme politique. Deux qualités qui font manifestement défaut à nos dirigeants actuels. Nous ne pouvons pas laisser Calais devenir le symbole de notre impuissance.

 

Tribune paru dans le Huffington Post 

 

 

 

 

 

Mulhouse, au cœur des trois frontières

par Priscille

La proximité  avec les frontières suisses et allemandes offre à Mulhouse de véritables atouts, aussi bien économiques, commerciaux que culturels. Cette situation géographique privilégiée permet à Mulhouse une réelle insertion dans le monde Rhénan.

Cliquez et découvrez le dossier consacré à Mulhouse paru dans le journal La Croix du 11 août :

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Décès de Hubert HAENEL, membre du conseil constitutionnel

par Priscille

C’est avec une profonde tristesse que j’ai appris le décès de Hubert HAENEL, figure de la vie politique alsacienne, Ancien Sénateur-Maire de Lapoutroie et membre du Conseil Constitutionnel.

Avec Adrien ZELLER, il faisait partie des grands hommes qui auront marqué durablement de leur empreinte l’Histoire contemporaine de notre Région.

Parlementaire respecté, éminent juriste, il avait été choisi durant le quinquennat du Président Nicolas SARKOZY pour siéger parmi les Sages de la Vème République.
Toute l’Alsace avait accueilli cette nomination comme un honneur.

A sa famille et à ses proches, je tiens à présenter mes sincères condoléances.

 

Jean Rottner

Une nouvelle Gloriette pour les résidents de Luppach

par Priscille

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C’est avec joie que je me suis rendu le samedi 4 juillet dans le centre médical de Luppach à Bouxwiller pour la pose de la première pierre des travaux d’extension d’une Gloriette. Cette opération va permettre d’améliorer le bien-être et le confort des résidents de l’EHPAD.

La technologie est dans le pré !

par Priscille

 

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Philippe Holler m’a ouvert les portes de son exploitation laitière « la clé des champs » le samedi 4 juillet à Moernach . Ce jeune agriculteur est un véritable exemple d’audace et d’innovation pour ce secteur d’activité.

Le monde agricole peut compter sur mon soutien et sur mon engagement !

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L’entreprise HUSSON: la qualité alsacienne made in France !

par Priscille

 

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Visite ce jeudi 9 juillet au sein de l’entreprise familiale HUSSON à Lapoutroie. Cette entreprise, leader mondial des espaces de jeux pour enfants et des terrains de sport de proximité est une véritable force industrielle et illustre parfaitement le savoir faire, la qualité alsacienne et le made in France comme nous pouvons tous l’aimer.

Un acteur local au service des collectivités en général et de la ville de Mulhouse en particulier.

L’Alsace ne veut plus être victime de l’idéologie socialiste

par Aubin Brandalise

Communiqué de presse de Jean Rottner, Maire de Mulhouse

A la lecture du rapport établi par l’Observatoire de la laïcité, on ne peut que s’insurger une fois de plus contre le funeste dessein qui se trame sur le dos de l’Alsace.

Abrogation du délit de blasphème, remise en cause de l’enseignement religieux, mais aucune proposition pour lutter contre le fondamentalisme et l’obscurantisme.

Pour ne pas avoir à s’atteler aux vrais problèmes de notre société, on tente une grossière diversion avec une attaque en règle du Concordat en vigueur en Alsace-Moselle.

Définitivement, ce Gouvernement n’a pas compris les fondements de la laïcité et fait montre d’un dogmatisme affligeant contre l’histoire et l’identité alsaciennes.

Plutôt que de toujours vouloir uniformiser, niveler par le bas, les dirigeants socialistes devraient au contraire faire preuve d’ouverture et d’intelligence en prenant exemple sur le modèle alsacien qui a démontré son efficacité au cours des dernières décennies.

Le dialogue inter-religieux est une force en Alsace. C’est aussi un rempart contre le racisme, l’antisémitisme ou l’islamophobie.

 Que la gauche se préoccupe de remettre la France sur les rails de la prospérité plutôt que de s’acharner systématiquement sur l’Alsace.

 

Une marche des vivants pour ne jamais oublier

par Aubin Brandalise

A l’occasion du 70ème anniversaire de la Libération des Camps de concentration et d’extermination, j’ai soutenu et accompagné le déplacement d’un groupe de jeunes Alsaciens et Mosellans, à l’initiative du Souvenir Français et du Fonds Social Juif Unifié, à Auschwitz.

Lire l’article consacré à ce voyage paru dans l’Ami Hebdo du 3 mai :

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François Hollande, invité du Supplément de Canal +

par Aubin Brandalise

Interview de François Hollande dans l’émission Le Supplément de Canal + : une grande opération de marketing pour un président seul, hésitant et bredouillant. Plus le tambour est grand plus il sonne creux.

photo JR plateau LCI

Retrouvez la vidéo du débat sur LCI auquel j’ai participé en réaction à l’émission consacrée à François Hollande :

http://videos.tf1.fr/infos/2015/interview-de-francois-hollande-une-belle-et-grande-operation-8596302.html

http://videos.tf1.fr/infos/2015/interview-de-francois-hollande-une-fois-de-plus-il-a-menti-il-a-8596334.html

Tribune de Jean Rottner : Pour un new deal démocratique

par Aubin Brandalise

Les urnes ont parlé, le verdict est sans appel. Le PS enregistre l’un de ses plus mauvais scores historiques. C’est là le résultat d’un double phénomène : le rejet massif de la politique incarnée par François Hollande et Manuel Valls et les effets du déclin du socialisme municipal, qui s’est propagé aux élections européennes et départementales. Le FN se situe désormais à un niveau extrêmement haut, installant le tripartisme dans notre pays. L’UMP et le Centre l’emportent et apparaissent comme les acteurs d’une esquisse d’alternance.

Au terme d’un scrutin national, on peut, comme c’est souvent le cas, se contenter pour les uns de relativiser la défaite, pour les autres de forcer le trait de la victoire. Ce serait pour tous une erreur fatale.

Une campagne, c’est un moment où les responsables politiques parlent, exposent leurs projets et tentent de convaincre, mais c’est aussi l’occasion d’un échange ; dans ce pays au bord de la crise de nerfs, il faut toute affaire cessante analyser ce que les gens nous ont dit, quelque soit le ton sur lequel ils nous l’ont dit.

Nous devons écouter la désespérance des gens

Qu’avons-nous entendu ?

D’abord la rubrique foisonnante du « on n’y arrive plus ! » : cette grand mère qui me dit « moi encore ça va, mais avant j’aidais mes petits-enfants, avec les impôts je ne peux plus » et cette antienne : « Nos enfants ne trouvent pas de travail et pourtant on leur a fait faire des études ». Ces exemples, ces complaintes sont légions. Cette désespérance, alimentée par le quasi certitude que l’ascenseur social est en panne et que nos enfants ne vivront pas mieux que nous, fait douter de tout.

Sur les marchés, dans les entreprises ou devant les HLM, la désespérance se fait colère. « Y’en a que pour les riches », souvent supplanté par le « y’en a que pour les étrangers ». Comment ne pas s’interroger sur le sens de notre action quand le sentiment d’abandon voire de mépris est si largement partagé ? Du chômeur qui lance : «  »En fait, personne n’en a rien à foutre de nous », au patron de PME : « Y ‘en a que pour le CAC 40, nous on n’existe pas, sauf pour les taxes ».

Cette colère, qui mêle sentiment d’injustice et de négation individuelle, met à bas tout concept de solidarité. Comment ce peuple si prompt à se rassembler face aux coups du destin, si exemplaire dans sa mobilisation face au terrorisme, peut-il dans le même temps ne plus croire à ce destin collectif que l’État est censé incarner ?

Le principe même de solidarité s’épuise car le plus grand nombre s’en estime exclu. On sent monter la révolte des « jamais rien pour nous ! ». Que répondre à ce couple d’agriculteurs qui ne dispose que de 1000 euros de retraite après une vie de labeur ? Que dire à cette veuve allant toucher ses 400 euros quand son voisin, demandeur de droit d’asile, retire au guichet mitoyen, trois fois plus ?

Mettre en œuvre un new deal démocratique

Ce qui m’a frappé dans cette campagne, c’est le délitement accéléré de l’idée de Nation, l’affaiblissement constant de l’envie de vivre-ensemble, une parole qui se libère hors repères et cette montée en puissance des extrémismes, politiques aussi bien que religieux.

Cette dérive culturelle s’affirme au détriment de la République. À terme, si elle n’est pas combattue, elle la mettra en danger. C’est d’abord la conséquence d’une société où tout est bloqué, où chacun tente de s’en sortir à l’abri du regard des autres et de prospérer contre les autres.

Ne feignons donc pas la surprise. Les mots d’hier sont impuissants à décrire la réalité d’aujourd’hui et aucun « médicament générique » n’est en capacité de nous soulager. Pour guérir, il convient de mettre en œuvre une nouvelle génération de remèdes. Le tableau au terme de cette campagne est certes noir. N’y-a-t-il pour autant aucun espoir ?

Je crois pourtant les Français prêts à entendre un nouveau discours pour peu qu’ils soient associés à son élaboration. Ils ne suivront plus leurs élus comme hier mais ils peuvent accepter demain une collaboration créatrice. L’exigence c’est d’inventer et de promouvoir un new deal démocratique.

Aspirer à rendre leur voix aux citoyens

Mon parti, l’UMP est à l’aube de son renouveau. Je pense sincèrement que les élus de terrain en seront les instigateurs parce qu’ils sont détenteurs de cette légitimité populaire sans laquelle la politique n’est qu’une dérisoire lutte d’influence.

Nous devons certes chercher à gagner les voix de nos citoyens mais surtout nous devons aspirer à la leur rendre.

Il faudra se faire violence, renoncer à nos comportements archaïques, décrasser nos pratiques obsolètes.

En démocratie, écouter le peuple n’est pas une marque de faiblesse c’est un retour aux sources.

A lire également en ligne sur :

- le Huffington Post

- le Nouvel Obs